jeudi 30 novembre 2017

50 nuances de Grey


Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête. Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble. Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets …

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 Beaucoup ont encensés ce livre, le décrivant comme une merveille de romance, une histoire sombre et sexy. D'autres le décrivaient comme le pire roman qu'ils n'avaient jamais lus.
Je préfère me faire mon propre avis, aussi, je me suis finalement décidée à le lire.
Je n'en ai pas l'air, mais je suis une grande romantique. J'aime les histoires d'amour bien racontées, palpitantes, pleines de tendresses mais aussi de rebondissements. Imaginez donc ma déception en découvrant Christian et Anastasia !
Je me suis néanmoins accrochée, pour tenter de comprendre pourquoi tout cet engouement ?!
Tant d'heures de ma vie... perdues à jamais !

J'ai eu un semblant d'espoir en lisant le premier paragraphe. Il n'était pas si mal écrit finalement, peut être que les mauvaises critiques n'étaient pas fondées... et puis... le drame est arrivé... le reste du roman ! Ce n'est pas le pire livre que j'ai lus (quoique... les tournures de phrases, les répétitions, les erreurs de prénoms – Caria au lieu de Carla – tout ça... ) néanmoins, le style est affreusement simpliste ! Des phrases courtes qui se succèdent sans réel rythme... Des événements qui s’enchaînent trop vite, sans transitions ni même de fils conducteurs... Pas vraiment le genre de texte que l'on s’attend à voir dans un best-seller ! Sans oublier les « 50 nuances de... » qui sont cités bien trop souvent (parfois trois fois dans un paragraphe ! ) à partir du milieu du roman. Oui, oui, on a compris que c'était le titre !
Heureusement pour nous, l'auteur utilise régulièrement la technique des lectures de mails et de contrats pour gagner de la place et donner l'illusion d'un roman épais, ce qui rend l'histoire, finalement plus courte qu'on ne le pense... Youpie !
L'histoire est plate, sans saveur ni réel intérêt. Je ne pense pas que ce soit là le but du roman de toute façon. Le but ultime recherché par un auteur de roman érotique est, selon moi, d'émoustiller ses lectrices, de les faire rêver, fantasmer. Et même cela, est totalement raté dans 50 nuances de Grey. Les scènes de sexes sont juste vulgaire. Je crois que les textes d'un porno sont tout aussi bien écrit... c'est dire ! On enchaîne les « défonce », « baise », « culbute » ou encore « pilonner »... le genre de terme qui ne fait pas réellement rêver. Sans parler des interruptions incessantes de Christian qui ne peut s'empêcher de dire ce qu'il fait, ce qu'il aime, ... ce qui donne des phrases du genre « Je veux te baiser la bouche, Anastasia, et je le ferais bientôt. » ou « Tu-es-à-moi. Jouis pour moi, bébé ! » ou ma petite préférée – qui m'a déclenché un interminable fou rire – « j'aimerais vraiment t'enculer, Anastasia […] Ton cul doit être préparé ». Ou encore les comparaisons plus que douteuses entre une femme qui avale après un fellation et manger des huîtres... romantisme bonjour !
La météo annonce une pluie de cyprine. Houlalala !

Comme elle le répète très souvent elle-même, Ana est un personnage plat et sans saveur. L'auteur tente bien, à quelques reprises, de lui donner du caractère, mais cela la rend, soit antipathique, soit ridicule, ce qui n'arrange donc pas son cas. Elle est dépressive et n'arrête pas de se dévaloriser ou de fantasmer en se mordillant la lèvre... D'ailleurs, elle s'excite pour un rien ! Employant le mot « érotique » à tout va, même lorsque monsieur fait cuir des œufs... Et pourtant, Pas moins de trois hommes lui court après. Ce sont tous de superbes adonis extrêmement doués et près à tout pour les « beaux » yeux d'Ana... je pense que c'est en cela que le livre a eu autant de succès. À l'instar de Twilight – dont le livre n'est qu'une grosse fan-fiction – 50 nuances de Grey fait miroiter à de pauvres filles seules et désespérées qu'un jour, un homme inhumainement beau tombera sous leur charmes et les sortira de l'anonymat. J'ajouterai également que, malgré sa virginité, Ana est une experte en sexe et trouve comment tout faire, instinctivement. Il va falloir que l'on m'explique, un jour, comment les héroïnes de ce genre de romans peuvent savoir faire une pipe parfaite, terminer en avalant et le tout sans difficultés ni dégoût... seulement de l’excitation extrême. Sans oublier que notre chère héroïne à un sérieux syndrome de dédoublement (triplement ? ) de personnalité et se concerte régulièrement avec sa « déesse intérieur » et sa conscience, deux entités bien distinctes...
Christian Grey est... parfait. TROP parfait ! Il est beau, intelligent, sexy, érotique, gentils, drôle, … Heureusement, c'est aussi un gros psychopathe, ce qui équilibre un peu les choses. En plus de son insatiable envie de tout contrôler, monsieur a des sautes d'humeur tout les deux paragraphes, une véritable femme enceinte, doublé d'un misogyne moyenâgeux qui refuse qu'une femme ne lui paye un pauvre resto d'autoroute... L'homme idéal en somme. Ce mec est tellement jaloux et possessif qu'il achète deux billets d'avion à sa belle pour qu'elle ne puisse parler à PERSONNE durant le vol ! Qu'il soit SM passe encore – chacun trouve son plaisir où il veut – mais sa propension à espionner, suivre, fliquer sa copine... non mais sérieusement ? De plus, je ne sais pas s'il a un pouvoir spécial ou si c'est juste Ana qui a une case en moins, mais il a également le don de faire changer d'avis cette dernière d'une simple phrase. L'eau de la douche est bouillante ? « Ce n'est qu'un peu d'eau chaude » Ah, oui, c'est vrai, suis-je bête huhuhu... ou alors, c'est à force de lui tirer les cheveux à tout bout de champs ? Il a finit par avoir raison des derniers neurones de cette pauvre fille.
Les autres personnages ne sont là que pour remplir une fonction et ont encore moins d'intérêt que les héros déjà bien insipides... Même les deux autres hommes courants après Ana n'apparaissent que de temps en temps, histoire de faire miroiter un potentiel triangle amoureux... mais on y croit pas une seule seconde.
Surtout pour lire ce genre de chose...

Bref, je ne conseille pas du tout ce livre. Si vous aimez les romances et/ou le BDSM, il y a des millions de livres bien mieux écrit et raconté que celui-ci. Je peux comprendre que certains et certaines l'ont apprécier – Tout les goûts sont dans la nature – mais je ne pourrais jamais m'expliquer tout cet engouement... au point d'en faire une trilogie au cinéma ! C'est juste... surréaliste ! Il n'y a pas tant de femmes frustrée que cela... si ?
Je vous laisse avec cette phrase du roman qui le résume assez bien : « C'est un harceleur, ce type, me chuchote ma conscience à travers la brume de tequila qui flotte encore dans mon cerveau, mais curieusement, parce que c'est Grey, ça ne me dérange pas. »
Meh.

mercredi 22 novembre 2017

Mythes et Légendes - Tome 1


Haruka Takawara est une jeune orpheline qui, dans ses rêves, incarne des créatures en tous genres. Ceci l'amuse, jusqu'au jour où, transformée en loup, elle se fait percuter par une voiture. Blessée, elle est retrouvée par Kyôsuke Tamura, un de ses camarades de classe, qui la ramène chez lui. Elle y fait la rencontre de Kira, le frère du jeune homme, dont elle tombe amoureuse. De retour chez elle, elle s'aperçoit que ses rêves n'étaient que la réalité. 

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J'ai découvert cette série un peu au hasard, et j'en suis tombée dingue ! Créée par une artiste de talent, travaillant déjà sur la colorisation de plusieurs BD comme « princesse Sarah » ou « Shinobi Iri », « Mythes et légendes » est une petite perle trop méconnue. Possédant quelques défauts, cette petite série vous enchantera néanmoins. Laissez moi donc vous présenter ce petit shojo français, sans prétention et au grand potentiel !
En compagnie de sirènes, dragons et autres créatures fantastiques !

L'histoire nous raconte les aventures d'Haruka, une jeune femme aux étranges pouvoirs et à la vie pleine de mystère. J'ai tout de suite aimé cette héroïne. Je trouve sa façon de trouver la vie monotone et de s'enfuir dans ses rêves très touchante.
L'intrigue tourne donc autour de la belle Haruka mais également de deux étranges garçons, deux frères au passé inconnu et au comportement mystérieux : Kyô, un camarade de classe d'Haruka, et son frère, Kira. Tout les deux semblent connaître la véritable nature d'Haruka.
L'histoire ne fait que débuter dans ce tome, mais ce début promet pour l'avenir !
Énormément de questions sans réponses !

Le style graphique est un peu timide pour ce premier tome. Il y a quelques fois des soucis de proportions mais cela ne gâche en rien la lecture. Comme on s'y attend de la part d'une coloriste professionnelle, les trames sont extrêmement bien choisis et utilisées.
Le découpage est fluide et dynamique. On suit l'histoire sans difficultés.
Et en prime il y a pleins de loups partout !

PS : il y a une campagne Ulule ne ce moment même ! Foncez ! ;) 

mardi 3 octobre 2017

Mercy Thompson Tome 2 : Les liens du sang.

"Grâce à la science, les bûchers de sorcières, ordalies et autres lynchages publics appartiennent au passé. En contrepartie, le citoyen modèle, rationnel et respectueux de la loi, n'a pas à s'inquiéter des créatures qui errent dans la nuit. Je voudrais parfois être l'un de ces citoyens modèles..." La mécanicienne auto Mercedes Thompson a des amis un peu partout... y compris dans des tombeaux. Et elle doit une faveur à l'un d'entre eux. Pouvant changer de forme à volonté, elle accepte de prêter main-forte à son ami vampire Stefan pour remettre un message à un autre mort-vivant. Mais ce vampire inconnu est loin d'être ordinaire... tout comme le démon qui le possède.

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C'est toujours avec un grand plaisir que je retrouve Mercy pour de nouvelles aventures. Vu la couverture et le résumé, vous l’aurez deviné, ce tome traite principalement des vampires ! Les vrais !
Les bons vieux cadavres sanguinolents et terrifiants !

L'histoire commence avec une Mercy se remettant à peine de sa précédente aventure. Un peu déboussolée – entre son rapprochement avec Adam et son nouveau colocataire et ex, Samuel – Mercy tente, tant bien que mal, de reprendre une petite routine bien méritée, évitant soigneusement les deux loups dominants qui se disputent ses faveurs. Une véritable guerre froide entre ces deux là ! Heureusement, l'intrigue ne se résume pas à ce triangle amoureux et rapidement, Stefan, notre vampire favoris, fan de Scoobidou, entre en jeu.
Souvenez-vous bien de la précédente aventure de Mercy car – comme dirait Antoine Daniel – TOUT EST LIÉ !
En effet, Stefan rappel à son amie marcheuse qu'elle lui doit un service. Ni une, ni deux, elle part donc en mission pour aider le vampire à résoudre un mystère mettant en danger l'essaim tout entier et risquant de révéler au public l'existence de créatures bien plus dangereuses que quelques « gentils » faes et des loup-garous héroïques et serviables.
Vous l'aurez deviné, notre coyote se retrouve face à un danger bien trop grand pour elle, ce qui ne l'empêche pas de se lancer dans la bataille pour protéger ceux qui lui sont chers.
Tous crocs dehors !

On retrouve une Mercedes se battant contre ses sentiments, contre son envie de lâcher prise devant certaines personnes. Elle est forte, courageuse et indépendante et souhaite le rester, quitte à perdre quelques chose de bien plus important pour elle. J'ai beaucoup aimé la voir évoluer au fil des pages. Mercy change après chaque épreuves, apprends de ses erreurs, tout en restant fidèle à elle-même. Ce qui en fait un personnage réellement attachant.
Les loups sont beaucoup moins présents dans ce tome mais Adam, Samuel et quelques autres sont tout de même de retour, pour notre plus grand plaisir ! J'ai également beaucoup aimé Ben, un personnage au portrait très négatif dans le premier tome, que l'on apprend à connaître, et à apprécier.
Au fil de l'histoire, nous faisons la rencontre de divers vampires de l'essaim et apprenons sa hiérarchie. Tous ces nouveaux personnages, détestables au possible et parfois terrifiants, ont rendus Stefan encore plus attachant qu'il ne l'était déjà. J'adore vraiment ce personnage totalement décalé et, pourtant, étrangement charismatique.
On a envie de faire un tour dans son scooby vanne !


C'est sans nul doute l'aventure de Mercy qui m'a le plus fait peur. Certains passages sont tout bonnement terrifiants et/ou dérangeants ! Ce qui n'a pas rendu ma lecture moins agréable, au contraire ! Patricia Briggs à su marier avec brio son humour et sa légèreté avec une ambiance bien plus sombre et dangereuse.
J'ai hâte d'embarquer pour le tome 3 et d'en découvrir plus sur... Zee !
Vive les vieux ronchons !

dimanche 17 septembre 2017

Mercy Thompson Tome 1 : L'appel de la lune


" Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. " 

En effet, Mercy Thompson n'est pas une fille des plus banales. Mécanicienne dans le Montana, c'est une dure à cuire qui n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à sortir les griffes quand le danger frappe à sa porte. Mais ce n'est pas tout : son voisin très sexy est le chef de meute d'une bande de loups-garous, le minibus qu'elle bricole en ce moment appartient à un vampire, et la vieille dame très digne qui lui rend visite vient jeter des sorts sur son garage. Au cœur de ce monde des créatures de la nuit, Mercy se trouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d'enlèvement...

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La première fois que j'ai lus ce livre, je n'étais pas réellement enthousiaste. On m'avait offert le tome 1 alors que la folie Twilight rendait les fillettes hystériques et autant vous dire que, Twilight, je n'ai pas DU TOUT accroché. C'est donc avec réticence que j'ai ouvert ce roman, décidant tout de même de faire l'effort de lire ce que l'on m'avait gentiment offert. J'ai tout de suite accroché ! Je ne regrette absolument pas de m'être lancé dans cette aventure aux côtés de ma coyote préféré !
Et de ses copains loups-garous !

J'ai trouvé le style de Patricia Briggs – plutôt simple et contemporain – très agréable à lire. L'emploi de la première personne du singulier m'a tout d'abord déroutée, mais finalement, je me suis laissée happer par l'histoire, me mettant rapidement et facilement à la place de Mercy. Mon mari, en revanche, a eu plus de mal à se mettre dans la peau d'une femme, ce sera donc à vous de voir si ce style vous convient.
L'histoire se met en place doucement, prenant le temps de bien placer le décor pour que le lecteur ne soit pas largué une seul minute. On découvre donc un monde où se côtoient – sans le savoir – humains et autres créatures mystérieuses. Un monde où certains faes ont fait leur coming out, dévoilant par la même occasion l'existence de la magie et du danger. Seules les créatures les plus inoffensives ont été montrées au public, mais la révélation des autres « races » ne saurait tarder.
C'est dans cette ambiance tendue que Mercy rencontre un jeune loup-garou solitaire, fuyant un danger inconnu. Décidée à l'aider, la mécanicienne se verra embarquer dans des conflits qui la dépasse, au milieu des loups-garous, des vampires et des sorcières. L'intrigue est totalement addictive et la conclusion pleine de surprise ! Le tout est ponctué par beaucoup d'humour et quelques touches de romance.
Et des bisous poilus.

J'adore Mercedes ! Elle est forte, juste, intelligente et impertinente. Elle a un don incroyable pour se fourrer la tête la première dans les ennuis, au grand dam de ses amis. Elle est également indépendante, ce qui ne plaît pas du tout à sa famille d'adoption : les loups-garous, être affreusement territoriaux et possessifs. Tout cela la rend terriblement attachante et drôle.
Elle aime particulièrement enquiquiner Adam, l'alpha de la meute locale. En bon loup-garou, il aime avoir le contrôle, même s'il a parfois du mal à garder son calme. Militaire de carrière, il est également droit et avec un fort instinct de protection. Lui et Mercy passent leur temps à ce chamailler, malgré les efforts de la pétillante Jesse, fille d'Adam, qui s'amuse à jouer les entremetteuse.
Mercy peut aussi compter sur Stefan, un vampire fan de Buffy et possesseur d'un magnifique Vanne aux couleurs de scoubidou ; Zee, l'ancien patron de Mercy et Fae puissant ; Samuel, son ami d'enfance et première amour ainsi que toute une flopée d'autres personnages, plus ou moins importants, mais toujours marquants.
Sans oublié Médée, le seul chat acceptant toutes ces dangereuses créatures.


Avec Mercy, Patricia Briggs a sut créer tout un univers où la magie serait réelle, où les créatures de la nuits, les faes et les humains se croisent sans se voir, où le danger est partout sans que personne ne le sache.
L'auteur s'est approprié les folklores de divers pays, les remaniant à sa sauce sans pour autant renier leurs origines. Ici, les loups-garous et les vampires sont de véritables prédateurs mortels, les faes cachent leur apparences horrifique sous leur « glamour » et chaque factions possèdent une hiérarchie strict, qui leur ai propre.
Un véritable petit bijoux de l'urban fantasy (bit-lit), que je vous conseil fortement !
À ajouter sans hésitation à votre bibliothèque !

jeudi 14 septembre 2017

Mercy Thompson : Retour aux Sources


« Les loups-garous peuvent être dangereux si vous êtes sur leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. »
Mercy Thompson n'est pas une fille ordinaire.
Mécanicienne, dure à cuire, elle n hésite pas à mettre les mains dans le cambouis. Et si vous la cherchez, elle se change en coyote. Un pouvoir bien pratique quand elle se retrouve plongée en pleine guerre des meutes de loups-garous, mais inefficace contre sa mère !

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Je suis une grande fan de la saga Mercy Thompson de Patricia Briggs. J'ai lus tous les romans, ainsi que les nouvelles et spin off. Alors, dés que j'ai vu qu'un comics sortait, vous pensez bien que je me suis jeté dessus ! Et je ne l'ai pas regretté un seul instant ! 
Trop heureuse de revoir ma coyote préféré ! 

Comme à son habitude, Mercy plonge dans les ennuis dés les premières pages. Nous n'avons pas le temps de nous ennuyer ! 
Entre deux batailles, nous faisons la rencontre de quelques-uns des personnages les plus importants, charismatiques et attachants de la saga (rien que ça!), comme Adam, Zee ou bien encore Stefan. Les voir, tour à tour, rencontrer Mercy et se rendre compte de ce que cela implique était très drôle. 
Vraiment, je conseille de lire ce comics après avoir dévoré les premiers tomes de la série pour savourer comme il se doit tous les petits sous-entendus et les clins d’œil à la série de livre. 
Et pour danser sans fin avec les loups ! 

Le style graphique est plutôt réussit. Il y a parfois quelques soucis de proportions mais je soupçonne l'illustrateur de les avoir fait consciemment, afin de rendre certaines créatures plus effrayantes, voir même dérangeantes pour certaines. 
Les personnages sont très expressifs et le découpage dynamique. Les planches ne sont pas surchargées de décors et d'éléments inutiles comme c'est le cas dans certains comics. Il n'y a rien à redire là dessus pour ma part. C'est fluide, beau et agréable à lire. 
C'est également un poil sanglant... un poil.

mardi 5 septembre 2017

Raconte-moi les fées


Non, assurément, Nébilé et Bibi ne sont pas des petites fées comme les autres. Ce sont des chipies qui vous entraineront dans leurs aventures fantastiques et rocambolesques.
Cupidon en a fait les frais ! Ainsi qu'un malheureux crapaud vert... Alors, les enfants et grands-enfants, êtes-vous prêts à les rencontrer ? Oui ? Magnifiques ! Car, un merveilleux voyage, dans le monde des tertres echantés, vous tend les bras.

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Il est difficile de juger correctement un livre pour enfant lorsque l'on est adulte. Scénarisée par Linda Saint Jalmes (auteur de la saga des enfants de dieux et des Croz) et illustrée par Flavia Bostjancic (en coopération avec l'auteur elle-même), ce livre est très rafraîchissant et conviendra à tous les amoureux des fées, enfants ou non. 
Et qui ne les aime pas ? 

Nous suivons les aventures de Nébilé et Bibi, deux fées très différentes et pourtant inséparables. Je vous avoue avoir un faible pour la malicieuse et adorable Bibi. Même si Nébilé est charmante, Bibi a conquis mon cœur avec ses cheveux vert et sa frimousse espiègle. 
J'ai passé un très agréable moment à voir ces deux là se chamailler et rire ensemble. Un véritable petit vent frais après une dur journée. 
Mon seul regret, est de ne pas avoir plus d'histoires sur ses deux adorables fées. 
Sans oublier M. Crapaud ! 

J'ai eu quelques difficultés avec le style de dessin
– entre la photo et la peinture – néanmoins, les couleurs chatoyantes et le découpage simple mais efficace ont rendus ma lecture agréable. De plus, quelques jeux sont à la disposition du lecteur à la fin de la BD. Coloriage, Mots mêlés et Jeu des différences amusera l'heureux propriétaire de ce petit bijoux.
Nébilé, la nouvelle Narcisse. 

vendredi 25 août 2017

Mass effect Andromeda


L'arrivée de l'Hypérion, l'arche humaine, marque le début d'une nouvelle phase pour l'humanité dans le secteur Héléus, à plus de 600 années de la Voie lactée. Toutefois, l'initiative Andromède ne se déroule pas comme prévu ; la séparation durant le voyage a créé un écart de 14 mois entre l'Hypérion, les autres arches et le Nexus. 

Vous incarnez Sara ou Scott Ryder, enfants du pionnier humain Alec Ryder. Alors que vous vous réveillez de stase, l'Hypérion percute un nuage d'énergie noir qui endommage l'arche et vous oblige à explorer l'habitat 7, l'un des mondes en or de la galaxie d'Andromède. 

C'est ici que l'aventure commence.


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Mass effect Andromeda a fait couler beaucoup d'encre depuis sa sortie. Attendu par des millions de joueurs, le jeu n'a malheureusement pas obtenu le succès qu'il méritait.
Pourquoi tant de haine ? Je ne le comprend toujours pas. Oui, le jeu comptait quelques bugs à sa sortie mais beaucoup de jeux vidéos récents ont souffert du même problème sans que personne ne les descendent gratuitement. Est-ce parce que Andromeda fait suite à une trilogie devenue mythique ?
Enfin, depuis le lancement, plusieurs patch ont été mis en place et ont corrigés les gros défauts du jeu. Les développeurs sont à l'écoute de leur communauté et c'est une qualité appréciable. Aussi, je ne parlerai ici que du jeu dans sa version final, tel qu'il est aujourd’hui.
Personnellement, je l'ai pré-commandé en version deluxe, j'y ai joué day one et... Je n'ai pas été déçue une seule fois du voyage ! Déjà, parce que je suis une grande fan de l'univers – Il était facile de me convaincre d'embarquer pour Andromède – , ensuite, parce que j'ai mis la trilogie Shepard derrière moi pour me lancer à corps perdu dans cette toute nouvelle aventure ! (Ce que beaucoup on eu du mal à faire)
On a dit non Shep !

Je ne vais pas vous mentir, mon pc se fait vieux et j'ai dû jouer en qualité moyenne/faible pour avoir un minimum de fluidité. Aussi, il me sera difficile de parler de mon expérience personnelle sur les graphismes. Néanmoins, même en basse qualité, j'ai été époustouflée par la beauté de l'environnement ! Alors, oui, certaines expressions faciales reste.. bizarre... mais cela ne concerne que quelques personnages secondaires que l'ont ne rencontre qu'une seule fois alors, personnellement, je m'en fiche totalement. Le tout reste vraiment beau visuellement et le design des personnages, des vaisseaux et des planètes est franchement une réussite !
Mon seul regret est que toutes les asaris se ressemblent... Mise à part Peebee, elles ont toutes la même tête, à quelques peintures prêt. C'est assez dommage mais cela ne m'a pas empêcher de profiter du jeu !
Même notre petite Lexi est un clone !

L'histoire commence doucement – ou plutôt, violemment – par la collision de l'arche humaine avec un nuage d'énergie noir. Suite à cela et a divers événements survenant pendant le prologue, votre Ryder – Femme ou homme, à vous de choisir – se verra endosser le rôle de pionnier/pionnière et devra alors chercher une nouvelle terre d'accueil pour les peuples de la voie lactée. Vous l'aurez compris, ce jeu est basé sur l'exploration, ne vous attendez donc pas à détruire des moissonneurs ou des dévoreurs dans des face à face épique. Ceci n'est pas le but d'Andromeda. Toutefois, tout au long du jeu, vous découvrirez que l'histoire est loin de s'arrêter là. Je ne risquerai pas de vous spoiler, sachez seulement que, sous fond d'exploration, cette aventure vous réserve de belles surprises et de sacrés rebondissements ! Et pour les sceptiques que les quêtes annexes rebutent, sachez que vous pouvez faire le jeu en ligne droite et vous concentrer sur les suppléments plus tard. Mais n'oubliez pas que vous passerait à côté de nombreuses révélations et intrigues qui influencent fortement l'histoire principale.
Ceux qui connaissent déjà les jeux bioware ne seront pas étonnés de retrouver le système de choix de dialogues lors de leur aventure. Certains d'entre eux n'auront pas d'incidences immédiates sur ce jeu (il faudra attendre la suite pour découvrir les conséquences de vos actes !) mais d'autres changeront l'opinion que vos alliés ont sur vous, ou bien, changeront certains éléments du scénario, certaines scènes et certains dialogues. Ici, pas de système conciliant/pragmatique. Les dialogues sont plus nuancés, plus subtiles.
Avec ces choix, il vous sera possible de romancer quelques-uns de vos coéquipiers, même plusieurs à la fois si vous vous sentez d'humeur libertine. Cela n'apporte rien de spéciale au jeu à proprement parler (pas de bonus de stats ou de choses de ce genre) néanmoins, romancer un personnage vous permettra de le découvrir sous un autre jour et d'avoir des scènes en plus, parfois drôle, parfois romantique, parfois... houlala ! Je vous le conseil donc fortement. Mon seul regret est que certaines romances soient moins riches que d'autres, comme reléguées au second plan...
L'histoire, le dénouement, le caractère de votre héros/héroïne, tout cela, c'est à vous de le construire. Aucun joueur de Mass effect n'a le même jeu en main, et c'est ce qui fait la force de cette saga.
Ça... et les scènes de romances, avouons-le...

Ryder est un(e) jeune explorateur/exploratrice inexpérimenté(e) dans son rôle de pionnier/pionnière. Ce sont les épreuves, les combats mais également vous, qui forgeront sont caractère au fil du jeu. Beaucoup ont trouvé son humour lourd... je l'ai trouvé plutôt drôle et rafraîchissant pour ma part. Ryder n'est pas Shepard. Ce n'est pas un vétéran du N7 ni un soldat. Elle/il sait tenir une arme grâce à ses anciens boulots, mais les reste lui viendra à force d'expérience. C'est en ceci que j'ai aimé le personnage. Il est, pour ainsi dire, vierge.
J'ai eu un peu de mal avec Cora je l'avoue. Son côté rigoureuse et ferme m'a un peu refroidie. Mais j'ai appris à la connaître et, finalement, c'est une femme très attachante et compétente, sur laquelle votre Ryder pourra toujours compter.
Liam est très drôle quoiqu'un peu trop insouciant par moment. Sa vision des choses est différente de celle des autres membres de l'équipage. Il est le seul à vouloir comprendre cette nouvelle galaxie dans son ensemble, et pas seulement comme un nouvel endroit à explorer.
J'ai tout de suite adoré Vetra ! Et non, ce n'est pas parce que je voue un culte à Garrus ! Elle n'a, en fait, rien à voir avec le caractère militaire qu'ont les turiens en général. Elle est débrouillarde et drôle, mais également légèrement distante. Ce sera à vous de briser sa carapace (métaphoriquement parlant, bien sûr).
La pétillante Peebee est tout simplement adorable. Comme beaucoup d'asari, elle est d'une grande intelligence. Ne vous fiez pas à ses allures de folles dingues de l'espace, elle a bien plus à vous raconter.
Drack est GENIAL ! L'équipe n'aurait pas pût être complète sans krogan. Il est un puits de connaissances sur les combats et un véritable grand père ronchon pour tout l'équipage. Il est aussi très drôle et, comme beaucoup de ses pairs, affreusement bourrins.
Nous en venons donc à Jaal, dernier membre de l'escouade et natif d'Andromède. J'ai tout de suite accroché à ce personnage, c'est, selon moi, l'une des meilleure romance du jeu. Il est juste, franc et n'a aucune honte de ses sentiments.
Le reste de l'équipage est constitué de Kallo, le pilote galarien nostalgique ; Suvi, la scientifique humaine et quelque peu timide ; Lexi, la médecin asari un poil trop sérieuse et Gil, le mécano humain insouciant mais terriblement compétent. Tout ce beau monde apprendra à se connaître et à s’apprécier... ou pas... encore une fois, les rennes sont entre vos mains !
Pour ce qui est des autres personnages, je ne ferai qu'un bref résumé car ils sont bien trop nombreux pour vous en parler plus en détail. Je n'ai pas apprécié les gérants du Nexus, et ce, que ce soit dans le jeu ou le roman. En revanche, certains habitants de la station comme Kesh ou Kandros sont vraiment attachants. En dehors du Nexus, il y a aussi beaucoup de figures marquantes comme Sloanne, Reyes, la Moshae, Evfra ou encore Morda. Qu'on les apprécie ou non, ils ne peuvent être oubliés. Ajoutez à cela une flopée de rebelles, soldats, scientifiques ainsi que quelques personnages clin d’œil à la trilogie, pour le plus grand plaisir des fans ; sans oublier les Kerts, affreux aliens venant d'on ne sait où et qui vous donnerons du fil à retordre.
* musique dramatique *

Le gameplay est très dynamique ! On use et abuse des micro-propulseurs que se soit en combat ou en exploration. Certains diront que Ryder a des airs de Mario mais... Hé ! Vous vouliez de la liberté ? Vous l'avez ! Avec ça, on peut donc aller n'importe où !
Le système de profil pour passer de biotique, à soldat, à techniciens, etc... est extra ! Suivant les ennemis rencontrés, on a la possibilité de switcher de l'un à l'autre rapidement. Nous ne sommes plus cantonné à un seul rôle, la liberté est total encore une fois. La visée est également bien pensé ainsi que le changement d'arme, très rapide et efficace.
Certains raccourcis ne sont pas vraiment pratique (je lance toujours le scan au lieu de l'attaque physique) mais cela peut très bien se changer via le menu, donc pas de panique.
L'ergonomie du menu m'a beaucoup rappelé la trilogie, je n'ai donc pas été totalement dépaysé. Toutefois, quelques améliorations rendent le tout bien plus intuitif.
Le voyage sur la carte galactique est réellement très immersif ! La première fois que j'y ai joué, j'étais comme une enfant devant ses cadeaux à noël, une vraie gamine. Il peut cependant paraître un peu long lorsque l'on scan toutes les planètes, mais l'animation peut être passé avec Tab donc tout va bien.
Parlons maintenant de ce qui fâche pas mal de monde : le scanner. Incroyable mais vrai : dans ce jeu d'EXPLORATION il vous sera régulièrement demander de vous servir d'un scanner ! C'est dingue non ? Plus sérieusement, certaines missions vous le demanderons mais, la plupart du temps, cela n'a rien d'obligatoire. C'est du bonus, quelques chose qui vous permettra de trouver des plans pour le crafting, ou encore des éléments d'histoires ou de codex. Bref, vous pouvez vous en passer si vous le souhaitez. Et n'oubliez pas ces longues heures à scanner mètres par mètre ces fichus planètes dans la trilogie (dans ME2 précisément) donc on lâche le gentil scanner.
Pour finir, j'aimerai dire quelques mots sur le nomade. Beaucoup de joueurs avaient détestés le Mako dans mass effect 1. Mauvaise maniabilité, véhicule partant dans tous les sens, etc... Et bien, oubliez tout ça et éclatez-vous avec ce nouveau bolide tout terrain. Il n'y a rien à redire dessus ! Il se manie bien, est rapide et en prime : On peut le customiser et l'améliorer ! À la limite, il manque quelques armes pour s'éclater mais on reste des exploration après tout.
Sans oublier les super discussions que vous entendrez à son bord !

En résumé, Mass effect Andromeda est très bon, mais il ne faut pas y jouer en espérant retrouver l'ambiance de la trilogie de Shepard. C'est un tout autre jeu, un tout autre univers et il mérite vraiment que les joueurs s'y intéressent.
Et si la vf vous rebute (ce que je peux comprendre étant donné le doublage mécanique de certains acteurs), passez en vo ! En plus, les angaras ont tous des accents terriblement sexy en vo !(qui disparaissent en vf... snif, Adieu l'accent écossais de Jaal... )
Il faut également gardé en tête qu'il n'est que le début d'une toute nouvelle aventure. Il pose les bases de ce qui sera, j'en suis certaine, une nouvelle épopée palpitante.
Je suis parée pour de nouvelles aventures !

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5 points positifs :
- Les personnages
- Le gameplay
- Les graphismes
- L'univers
- L'histoire




5 points négatifs :
- Le visage des asaris
- Certains doublages « robotique » (même en vo)
- Le manque d'accent des angaras en vf
- Certaines romances trop « faible »
- L'attente avant le prochain !